Dysfonction érectile

Nous préférons utiliser le terme « dysfonction érectile », qui ne se réfère pas uniquement à l’impuissance mais englobe également d’autres problèmes tels qu’une envie diminuée (libido), maintien de l’érection insuffisant, courbure du pénis, ...

 

La dysfonction érectile est un problème qui survient très fréquemment. L’une des grandes études de référence est la Massachusetts Male Ageing Study (MMAS) réalisée en 1994. Près de 50% des hommes souffrait de dysfonction érectile légère à sévère. L’incidence augmente bien entendu avec l’âge.

 

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Nous savons également qu’une série de médicaments peut provoquer une dysfonction érectile; entre autres les diurétiques (élimination d'eau), les antihypertenseurs qui font baisser la tension, les médicaments pour le cœur, les calmants, les antidépresseurs, les antagonistes H2 (médicaments pour l’estomac), les préparations hormonales,…

 

De nombreuses maladies peuvent également provoquer une dysfonction érectile : l’athérosclérose (sclérose de la paroi vasculaire), le diabète, l’hypertension artérielle (tension élevée), l’infarctus du myocarde, la déficience rénale, la cirrhose du foie, l’ épilepsie, la sclérose en plaques, les maladies pulmonaires chroniques, la maladie de Peyronie, la dépression, la leucémie,…

 

Certaines interventions ou traumatismes peuvent être à la base d’une dysfonction érectile, comme par ex. une intervention au niveau de la tête, un traumatisme ou chirurgie de la moelle épinière, une chirurgie des vaisseaux sanguins (pontage aorto-iliaque et aorto-fémoral), une opération intestinale (résection antérieure basse), une chirurgie du bassin et fractures du bassin, un traitement urologique (ablation totale de la prostate, ablation de la vessie).

 

Pour diagnostiquer les problèmes d’érection, nous pouvons utiliser certains questionnaires. Le plus utilisé est le questionnaire IIEF.

 

Il est en outre important de faire une distinction entre les différentes sortes d’érection.

La plus connue est celle que l’on appelle l’érection érotique, provoquée par des stimuli visuels, auditifs, olfactifs (odeur), l’imagination, le contact,...

 

L’urologue et l’andrologue vont surtout se focaliser sur les érections nocturnes. Ces érections se produisent 4 à 6 fois par nuit pendant le sommeil paradoxal. Ces érections nocturnes sont très semblables aux érections érotiques et doivent se produire régulièrement pour maintenir le plus possible la qualité des corps caverneux.

Les érections de réflexe, comme par exemple les érections matinales, sont quant à elles, beaucoup moins importantes d’un point de vue andrologique. Comme nous l’avons déjà mentionné, la dysfonction érectile ne comprend pas seulement l’« impuissance », classiquement connue.

 

Une maladie importante régulièrement diagnostiquée est la maladie de Peyronie. Il s’agit d’une sorte d’inflammation chronique de la paroi des corps caverneux présentant divers symptômes possibles tels que douleur, diminution de la qualité d’érection, malformation du pénis.

 

L’éjaculation précoce et un pénis trop court peuvent également mener à des dysfonctions érectiles.

 

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